Alzheimer : quand la recherche européenne mise sur l'infiniment petit

Médiation Scientifique Santé

À Villeneuve-d'Ascq, l'équipe d'Isabelle Landrieu, directrice de recherche au laboratoire Biologie Structurale Intégrative (BSI - CNRS/ULille) coordonne TAME, un réseau doctoral européen réunissant neuf partenaires académiques et industriels autour d'un objectif commun : mieux comprendre et combattre la maladie d'Alzheimer. Ecoutez l'interview d'Isabelle Landrieu sur euradio.

Au cœur du projet, la protéine Tau, qui s'accumule dans les neurones et perturbe leur fonctionnement. Pour la cibler, les chercheurs misent sur les nanocorps, de minuscules anticorps capables de franchir la barrière hémato-encéphalique, un obstacle qui limite depuis toujours l'accès des traitements au cerveau. Longtemps éclipsés par les peptides amyloïdes, ces travaux sur Tau gagnent aujourd'hui en reconnaissance.

Diagnostic, pronostic, thérapeutique : les ambitions sont larges, portées par des expertises complémentaires en chimie, biochimie et clinique. Si la recherche avance, le chemin reste long avant d'atteindre les patients, entre exigences de sécurité et limites de financement.

Neuf doctorants, formés dans plusieurs pays européens, incarnent aussi la dimension humaine de ce projet tourné vers l'avenir.

Contact

Isabelle Landrieu
Directrice de Recherche CNRS