Peut-on réduire l’impact environnemental des défunts en compostant les corps ?
Comment améliorer l’impact environnemental des défunts ? Est-il possible de développer des solutions régénératives pour l’environnement ? La terramation, autrement appelée compostage funéraire, est-elle efficace et inoffensive pour les vivants ? Lancé début avril 2024, le projet de recherche F-Compost porté par le CNRS avec l’université de Lille, l’université de Bordeaux et l’association Humo Sapiens veut répondre à ces questions.
Lancement du projet ANR F-Compost
- Approche transdisciplinaire : Réunion d'experts en anthropologie mortuaire, biologie expérimentale et archéologie
- Objectif final : Co-conception et test en conditions réelles de procédures funéraires de compostage
- Impact sociétal : Fournir des données probantes pour accompagner les décisions législatives sur les pratiques funéraires en France
Malgré une ambition vertueuse de réduire l’impact environnemental des pratiques funéraires, la terramation – autrement dit le compostage des corps pour les transformer en humus – n’est pas encore légalisée en France, faute notamment de données scientifiques suffisantes. Le projet de recherche F-Compost
Des retombées concrètes pour la société
Le compostage humain est déjà employé dans 7 états américains et 46 % des Français seraient prêts à y recourir d’après le sondage OpinionWay « Les Français et la terramation » pour MAIF & Humo Sapiens. Le corps du défunt est placé sur un lit de broyats végétaux, puis recouvert de ce même matériau. Sous l’action des bactéries aérobies, l’ensemble se transforme rapidement en humus. Cette approche évite ainsi la pollution des sols ou de l’air.
Une approche collaborative et transdisciplinaire
Financé par l’Agence Nationale de la Recherche et mené en partenariat entre deux laboratoires (CHJ
